La règle à retenir : répartis ton budget de rentrée en 50% frais obligatoires / 30% fournitures / 20% plan repas + marge.
Pourquoi cette règle marche (souvent)
La rentrée mélange trois types de dépenses qui n’obéissent pas aux mêmes lois :
- Frais : difficiles à discuter (inscription, assurance, activités imposées, transports, documents). Priorité haute.
- Fournitures : très “optimisables” (marques, quantité, achats en double, gadgets).
- Repas : c’est le piège discret. Même sans “grosses” lignes, l’addition grimpe vite si rien n’est prévu.
Le 50/30/20 impose un ordre simple : payer le non-négociable, plafonner le négociable, sécuriser le reste avec une marge.
Comment l’appliquer, sans tableur
- Liste “frais obligatoires” et additionne-les : ce qui te bloque si tu ne payes pas.
- Calibre les fournitures : vise le strict nécessaire d’abord (le reste après, si la marge tient).
- Définis ton plan repas : cantine, repas maison, extras inévitables (goûters, dépannage).
- Garde la marge dans le 20% : c’est l’airbag (oubli, perte, taille, demande tardive).
La version mémorisable (une phrase)
Frais d’abord (jusqu’à 50%), fournitures sous 30%, repas + imprévus dans 20%.
Mini-scénarios (en pourcentages, avec variables)
Dans les scénarios, on note B = 100% (ton budget de rentrée total).
Scénario 1 — Tout rentre dans la règle
- Frais F = 45%
- Fournitures S = 28%
- Repas + marge L+M = 27%
Ajustement simple : tu es “dans les rails”. Tu peux décider que la marge M fait au moins 10% de B (seuil de sécurité), et que le reste va au plan repas.
Scénario 2 — Frais trop élevés (la règle casse)
- Frais F = 65%
- Fournitures S = 30%
- Repas + marge L+M = 5%
Ici, le problème n’est pas “le manque de volonté” : F dépasse le plafond.
Action : tu passes en variante prudente (voir plus bas) et tu traites les fournitures en deux étages : indispensable maintenant, “confort” plus tard.
Scénario 3 — Fournitures qui dérapent (le piège classique)
- Frais F = 40%
- Fournitures S = 45%
- Repas + marge L+M = 15%
Lecture : tu as transformé les fournitures en “projet”.
Correctif : impose un cap : S ≤ 30%, et tout ce qui dépasse doit être justifié par une question brutale : “Est-ce bloquant pour le premier jour ?”
Là où la règle échoue (et comment ne pas te faire piéger)
1) Frais incompressibles au-dessus de 50%
C’est fréquent quand il y a : transport spécifique, assurance/adhésions, activité obligatoire, changement de niveau, matériel imposé.
Signal d’alerte : F > 50% de B.
À ce niveau, le 50/30/20 n’est plus une règle de confort, c’est une règle qui te met en risque sur les repas et les imprévus.
2) Repas “sous-estimés”
Quand le plan repas n’est pas écrit, il devient une fuite : petits achats, dépannages, double organisation (cantine + extras).
Signal d’alerte : L+M < 20% de B alors que tu sais que la logistique repas est complexe.
3) Fournitures achetées “au cas où”
Doubles cahiers, accessoires “plus pratiques”, réserves “pour être tranquille”. Ce n’est pas mauvais moralement, c’est juste mauvais budgétairement quand ça mange la marge.
Signal d’alerte : S > 30% de B sans liste stricte “bloquant / non bloquant”.
La variante plus sûre (quand ça coince)
Si les frais sont lourds ou si tu veux réduire le risque, utilise :
Variante prudente : 60% frais / 25% fournitures / 15% repas + marge.
Règles simples associées :
- Marge minimale : M ≥ 10% de B (si tu ne peux pas, tu es trop “tendu”).
- Fournitures en 2 vagues : 1) indispensable, 2) confort seulement si la marge tient.
- Achat interdit : tout article “option” tant que M < 10%.
Pocket-card (à garder)
Règle : 50/30/20 (Frais / Fournitures / Repas+Marge)
Quand l’utiliser : frais raisonnables, liste de fournitures claire, organisation repas stable
Quand ne pas l’utiliser : si F > 50%, si la marge tombe sous 10%, si la logistique repas est incertaine
Comment l’adapter : passe en 60/25/15, fais les fournitures en deux vagues, impose M ≥ 10% et coupe les “options” jusqu’au retour de marge
Erreurs fréquentes
- Confondre “frais” et “fournitures” : un achat imposé par l’établissement = frais (priorité), pas “shopping”.
- Tout acheter d’un coup : ça supprime ton levier d’ajustement et tue la marge.
- Zéro marge “par principe” : la rentrée aime les imprévus ; sans marge, tu improvises (et tu paies plus cher en décisions).
- Optimiser les mauvais postes : gratter sur le plan repas tout en laissant les fournitures dériver.
- Ne pas fixer de seuil : sans “S ≤ 30%” et “M ≥ 10%”, tu n’as pas de garde-fous.
Une phrase de clôture (simple et utile)
Si tu ne retiens qu’une chose : protège la marge (≥ 10%), plafonne les fournitures, et laisse les frais prendre la place qu’ils prennent—puis adapte la règle.
Contenu éducatif uniquement, sans conseil financier personnalisé.

