Comment partager l’addition au restaurant de façon équitable quand on partage des plats

Author Aisha

Aisha

Publié le

Tu veux que ce soit juste, sans transformer la fin du repas en réunion de compta. Et tu veux aussi éviter le petit moment gênant où tout le monde se regarde en silence, téléphone à la main, en espérant qu’une “bonne solution” apparaisse.

La bonne nouvelle : tu n’as pas besoin d’une solution parfaite. Tu as besoin d’un default (un réglage par défaut) qui rend l’action facile — surtout les soirs où tu es fatigué(e).

La friction

Quand on partage des plats, l’addition devient floue pour trois raisons très humaines :

  • On ne sait plus “qui a consommé quoi” (et on n’a pas envie de refaire le film).
  • Les perceptions divergent : “j’ai juste goûté” peut vouloir dire “deux bouchées” pour toi, et “un tiers du plat” pour l’autre.
  • La décision arrive trop tard : si on attend la fin, on négocie sous pression (fatigue + faim + serveur qui attend).

Résultat : soit tu payes “pour la paix”, soit tu te crispes “pour le principe”. Dans les deux cas, ce n’est pas ce que tu voulais en sortant dîner.

Le nudge

Décide du mode de partage avant de commander, avec un “pot commun” pour les plats partagés.

C’est tout. Un seul réglage, mais il change l’énergie : ça retire une étape mentale au moment le plus pénible (la fin).

Le principe :

  1. Chacun paie ses boissons / son plat individuel.
  2. Tout ce qui est partagé va dans un pot commun.
  3. Le pot commun se partage selon une règle simple (par défaut : à parts égales).

Ce n’est pas “mathématiquement parfait”. C’est socialement fluide, et souvent plus juste qu’une négociation improvisée.

Pourquoi ça marche (même les jours fatigués)

  • Ça transforme un débat (“combien tu as mangé ?”) en une règle (“on fait comme d’habitude”).
  • Ça évite les micro-justifications qui piquent (“mais toi tu as pris plus…”).
  • Ça protège l’ambiance : l’équité devient un système, pas une discussion.

Choisis ta version

Choisis une version et garde-la. L’objectif, c’est un réflexe, pas une optimisation.

Version 1 — La plus simple (par défaut)

  • Perso : chacun paie ce qu’il a commandé pour lui.
  • Partagé : on divise à parts égales.

Idéal si vous êtes proches, si vous partagez “à peu près pareil”, ou si tu veux préserver ton énergie.

Version 2 — La “juste assez précise”

Même base, avec une seule nuance : si une personne n’a presque pas touché au partagé, elle peut “sortir” du pot commun.

Règle claire : “Tu as vraiment partagé ou tu as juste goûté ?”
Si c’était juste goûter, tu ne rentres pas dans le pot.

Ça évite la frustration du “j’ai payé pour un plat que je n’ai pas mangé”, sans partir dans les calculs.

Version 3 — La version couple/équipe (sans ressentiment)

Vous choisissez une règle stable, parce que votre énergie vaut plus que l’exactitude au centime près :

  • “On alterne : une fois tu prends le pot commun, une fois moi.”
    ou
  • “On fait parts égales sur le partagé, point.”

Le “fair” ici, c’est la régularité : ce qui se compense sur la durée.

Le mini-flowchart (pour décider en 10 secondes)

Vous partagez des plats ?
        |
       Oui
        |
Chacun a aussi des éléments perso (boissons/plat) ?
        |
   Oui / Non
    |      |
Perso séparé   Tout en pot commun
    |
Pot commun : parts égales
(ou "goûteurs" hors pot)

Tu peux littéralement t’en servir comme pense-bête : pas besoin de l’expliquer longuement.

Le script prêt à dire (sans malaise)

Tu n’as pas à “imposer”. Tu proposes un default doux :

  • “On fait simple ? Chacun paie ses boissons, et on partage les plats à parts égales.”
  • “Avant qu’on commande : tout ce qui est à partager, on le met au pot commun, ça te va ?”
  • “Si tu veux juste goûter, dis-moi, comme ça tu ne rentres pas dans le pot.”

Si quelqu’un hésite, tu peux offrir une option sans ouvrir un débat :

  • “On peut faire parts égales, ou alors tu me dis si tu ne partages pas vraiment. Je préfère qu’on choisisse maintenant.”

Le “check une fois” qui évite 80% des tensions

Une seule vérification, au bon moment (début) :

“On partage comment, aujourd’hui ?”

Pas “on verra”. Pas “comme tu veux” (qui te retombe dessus à la fin). Juste une décision légère, posée tôt.

Et si quelqu’un veut absolument “au plus juste” ?

Tu peux respecter ça sans te perdre, en cadrant :

  • “OK, alors on fait : perso séparé + partagé au prorata grossier (moitié / un tiers), sans calculer au détail.”

Le mot important, c’est grossier : tu autorises une approximation acceptable, au lieu d’un audit.

Ce que tu fais si ça ne marche pas

Si malgré tout ça devient tendu, prends une sortie simple qui protège la relation :

  • Alternative : “On coupe en deux ce soir, et la prochaine fois on décide avant de commander.”
  • Si tu sens que tu vas t’épuiser : “Je te laisse gérer le calcul et je te rembourse ma part, moi je préfère qu’on garde l’ambiance.”

Tu n’es pas obligé(e) de gagner un débat pour avoir une soirée correcte. Le but, c’est un système petit, stable, et doux — qui te laisse de l’énergie pour le reste.

Découvrez Monee - Suivi Budget & Dépenses

Bientôt disponible sur Google Play
Télécharger dans l'App Store