Comment plafonner ses dépenses café sans arrêter le café

Author Lina

Lina

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Tu te dis “ce n’est que 3€” et, sans comprendre comment, tu te retrouves à la fin du mois avec l’équivalent d’un week-end entier parti… en cappuccinos. Bonne nouvelle : tu n’as pas besoin d’arrêter le café pour arrêter l’hémorragie. J’ai testé un truc tout simple qui garde le plaisir et met une barrière douce sur les dépenses.

L’idée n’est pas de devenir la personne qui pèse ses grains au milligramme. L’idée, c’est juste de mettre un plafond (un vrai), puis de rendre les achats impulsifs un peu moins automatiques. “Assez bien” > parfait.

Le déclic : le café n’est pas cher… jusqu’à ce qu’il le soit

Un café à emporter ici à Berlin, c’est souvent 2,50€ à 4,50€ selon le quartier et la boisson. Et quand tu prends un latte “juste parce que” 4 fois par semaine, ça fait vite un montant qui pique.

Le pire, c’est que ça ne ressemble pas à une dépense “importante”. C’est petit, répété, discret. Exactement le genre de truc qui traverse ton budget sans demander la permission.

Donc je me suis posé une question ultra simple : “Quel montant je suis OK de ‘brûler’ par mois pour ce plaisir-là, sans culpabiliser ?” Et ensuite, j’ai construit autour.

Étape 1 : choisir un plafond qui ne te frustre pas (vraiment)

Mon erreur au début : je me suis dit “je fais zéro café dehors”. Résultat : trois jours après, j’avais “craqué” et je me sentais nulle. Donc j’ai changé d’approche.

J’ai choisi un plafond réaliste, genre :

  • 15€ / mois si tu veux juste 3–5 cafés dehors
  • 25€ / mois si tu veux garder 1–2 cafés “plaisir” par semaine
  • 40€ / mois si c’est un vrai rituel social (et que tu veux éviter la frustration)

Moi j’ai essayé 25€, parce que ça me laissait de la place sans que ça devienne n’importe quoi.

Astuce mentale qui m’aide : je ne me dis pas “je dois dépenser moins”. Je me dis “j’ai un abonnement café, et il est de 25€”. Quand il est fini, il est fini.

Try this en 10 minutes : ton “compte café” (sans ouvrir un compte)

Tu prends 10 minutes, chrono :

  1. Ouvre ton appli bancaire (ou ton historique de paiements).
  2. Cherche les mots-clés qui ressemblent à tes cafés (le nom du coffee shop, “bakery”, etc.).
  3. Additionne vite fait le mois dernier (même à la louche).
  4. Choisis ton plafond pour ce mois.
  5. Écris-le quelque part visible : note sur ton tel, post-it, ou en fond d’écran.

Option “plus claire” si tu aimes comprendre où ça va : une app de suivi (j’ai utilisé Monee quelques jours) juste pour voir combien de fois je payais “un petit truc” en plus du café. Pas de jugement, juste de la lumière.

Étape 2 : décider tes “café dehors” à l’avance (sinon, ton cerveau décide pour toi)

Le truc qui a tout changé : je ne laisse pas le hasard choisir.

J’ai fait une règle hyper simple :

  • 2 cafés dehors par semaine max
  • Et je les “place” : un café social (après un cours) + un café plaisir (le samedi)

Ça a un effet bizarrement rassurant : tu sais que tu ne te prives pas, tu organises.

Question rapide : tu prends ton café surtout pour le goût, pour l’énergie, ou pour le moment ?
Parce que selon la réponse, tu ne changes pas la même chose.

Étape 3 : garder le rituel, changer le format (la partie la plus facile)

Je pensais que faire du café chez moi allait être “triste”. En vrai, ce n’est pas le café dehors qui me manquait… c’était le moment.

Donc j’ai recréé le rituel à la maison, version étudiante :

  • Une tasse que j’aime (ça compte, vraiment)
  • Une musique “matin”
  • Je bois assise (même 3 minutes), pas en marchant en panique
  • J’ajoute un “petit truc” qui coûte presque rien : cannelle, mousse de lait, sirop cheap

Je me suis aussi autorisée une règle “plaisir” : si je fais mon café maison, je peux prendre un mini bonus (un biscuit, un fruit, un carré de chocolat). Ça coûte souvent moins que le latte dehors, et ça te donne la sensation de garder le plaisir.

Étape 4 : une règle anti-impulsion qui ne fait pas moralisatrice

Quand j’ai envie d’acheter un café dehors “juste parce que”, je fais la mini pause :

“Est-ce que je veux ce café, ou est-ce que je veux une pause ?”

Si c’est une pause, je me donne 5 minutes : je sors prendre l’air, je m’assois, je bois de l’eau. Et après, je re-demande.

Franchement, une fois sur deux, l’envie retombe. Et l’autre fois… je prends le café, mais je le choisis. Pas en mode automatique.

Étape 5 : le plan B quand tu as déjà explosé le plafond

Ça arrive. Semaine de partiels, stress, pluie, et tu te retrouves déjà à 28€ le 12 du mois.

Au lieu de te dire “foutu pour foutu”, tu fais un mini reset :

  • Tu regardes ce qu’il reste du mois
  • Tu décides : “OK, à partir d’aujourd’hui, 1 café dehors par semaine”
  • Tu gardes un seul “joker” (ex : rendez-vous avec une amie)

Le but, c’est de revenir au plafond sans te punir.

Ce que j’ai remarqué (et qui m’a surprise)

  • Le plafond enlève la culpabilité : tu as prévu.
  • Planifier 2 cafés dehors rend les cafés meilleurs (tu les apprécies plus).
  • Le vrai piège, ce n’était pas le café… c’était le combo café + snack “tant qu’à faire”.
  • Comprendre où ça part (même juste une semaine) change tout : tu reprends la main.

Si tu veux garder le café dans ta vie sans qu’il mange ton budget, pense “plafond + rituel + choix”. Tu n’as pas besoin d’être parfaite. Tu as juste besoin que ce soit clair, simple, et faisable les semaines où tu n’as pas d’énergie pour optimiser quoi que ce soit.

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