Congé sans solde : un plan de budget simple

Author Bao

Bao

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Vous voulez souffler, mais l’idée de voir votre compte fondre vous serre le ventre ? Bonne nouvelle : un congé sans solde n’a pas besoin d’un tableur monstrueux—il a besoin d’une piste d’atterrissage claire.

Le plan simple : calculez votre dépense mensuelle “incompressible”, multipliez par la durée du congé, puis ajoutez une marge. Ensuite seulement, vous ajustez le confort (le “nice to have”) au lieu de jouer à la loterie.

Le seul truc à retenir

Un congé sans solde se finance comme un marathon : vous gérez votre rythme, pas votre motivation. Votre “rythme”, c’est votre dépense mensuelle. Votre “ravitaillement”, c’est votre cash disponible. Et votre “mur”, c’est l’imprévu sans marge.

Voici ce que la plupart des gens se trompent

Ils commencent par couper partout (“plus de restos ! plus de sorties !”)… sans savoir combien ils doivent réellement tenir. Résultat : frustration, décisions au hasard, et parfois retour anticipé.

La fix est plus simple, comme en cuisine : avant d’assaisonner, vous goûtez. Ici, “goûter”, c’est connaître vos vrais chiffres.

Étape 1 — Trouvez votre chiffre de base (le “minimum vital”)

Prenez vos 2–3 derniers mois et faites une moyenne. L’idée n’est pas d’être parfait, juste honnête.

Séparez en 3 blocs :

  1. Incompressible : logement, assurances, abonnements essentiels, transport, santé, dettes.
  2. Flexible : courses, carburant, sorties, vêtements, petits achats.
  3. Optionnel : voyages, gros loisirs, abonnements “par habitude”.

Votre objectif : un chiffre mensuel incompressible + une estimation réaliste du flexible pendant congé (souvent plus bas… mais pas zéro).

Si vous avez du mal à voir clair, un suivi type Monee peut aider : pas pour “devenir parfait”, juste pour connaître vos chiffres réels avant de faire des règles.

Étape 2 — Calculez votre runway (piste) en 30 secondes

Le runway, c’est : cash disponible ÷ dépense mensuelle pendant congé.

  • Cash disponible = épargne mobilisable + solde prévu au départ (en évitant de compter sur “on verra”).
  • Dépense mensuelle pendant congé = incompressible + flexible prévu (version congé).

Comme en sport : si vous partez avec une réserve pour 10 km mais que votre parcours fait 12 km, ce n’est pas “dommage”, c’est “prévisible”.

Étape 3 — Ajoutez une marge (sinon vous jouez contre vous)

Ce qui fait dérailler un congé sans solde, ce n’est pas le budget “normal”. C’est le petit imprévu : facture annuelle, santé, réparation, prix qui montent.

Ajoutez une marge de 10–20% à vos dépenses prévues. Pas parce que vous êtes pessimiste, mais parce que vous êtes adulte.

  • Si votre situation est stable (dépenses régulières, bon matelas), visez plutôt 10%.
  • Si c’est plus variable (voiture capricieuse, frais médicaux, obligations familiales), visez plutôt 20%.

Étape 4 — Simplifiez votre quotidien avec 2 règles (pas 12)

Pendant le congé, l’objectif n’est pas d’optimiser : c’est de tenir sans y penser tout le temps.

Deux règles qui marchent souvent :

  • Règle 50/30/20 (adaptée congé) : environ 50% besoins, 30% flexible, 20% marge/ajustements. En congé, le “20%” sert surtout de coussin.
  • Règle hebdo : convertissez votre budget mensuel en budget par semaine. C’est plus tangible, comme gérer ses repas plutôt que son frigo sur un trimestre.

Étape 5 — Préparez le “avant” (c’est là que tout se joue)

La meilleure piste est celle qu’on rallonge avant de décoller. Les leviers simples :

  • Décalez ou annualisez intelligemment : certaines charges “une fois par an” peuvent être anticipées pour ne pas tomber pendant le congé.
  • Coupez l’optionnel automatique : abonnements oubliés, achats “par défaut”. Ça ne se sent pas au jour le jour, mais sur 2–3 mois, oui.
  • Réduisez le flexible sans vous punir : visez une baisse modérée (par exemple un tiers de moins sur les postes faciles), pas une vie monastique.

Pensez routine : comme préparer des repas simples pour la semaine. Vous ne cherchez pas la gastronomie, vous cherchez la constance.

Mais si ça ne vous correspond pas…

Conseil situational : si vos revenus sont irréguliers (freelance, commissions) ou si vous aurez un petit revenu pendant le congé, la logique reste la même—mais vous ajoutez une couche de prudence.

Deux alternatives :

  • Version “conservatrice” : calculez le runway en supposant revenu = 0, et considérez tout revenu éventuel comme bonus qui rallonge la piste.
  • Version “paliers” : si vous pouvez reprendre partiellement, planifiez un seuil : “Si l’épargne descend sous X mois de runway, je réduis le flexible” ou “je réactive une mission légère”.

L’idée n’est pas d’être anxieux. C’est d’éviter les décisions à chaud.

Le point final (simple et concret)

Un congé sans solde réussi, ce n’est pas “dépenser moins”. C’est savoir exactement combien coûte votre mois, puis construire une piste avec une marge.

L’action la plus utile : écrire, en une ligne, votre dépense mensuelle incompressible (moyenne des 2–3 derniers mois).

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